La journée commence donc au centre de dépôt et de formation de la SNCF à Méricourt où Jacky Hénin entouré de Jean Claude Danglot, sénateur du Pas-de-Calais, Bernard Baude, maire de Méricourt et toute une équipe de proches collaborateurs, est invité à visiter les lieux, guidé par l’équipe de direction. Passage obligé d’une cinquantaine de locomotives quotidiennement, il est difficile d’imaginer la dimension de cet atelier où y opèrent des salariés extrêmement qualifiés. La visite fût enrichissante et pédagogique et permet d’évoquer le sort réservé au FRET par le paquet ferroviaire, condensé de concurrence libre et non faussée à outrance élaboré par les technocrates de Bruxelles qui balaye d’un trait l’exploitation publique du chemin de fer en Europe et donc le service public du transport de marchandises. D’autres projets en cours d’élaboration sont également décryptés avec notre Député européen et sera la clé de voute de la discussion avec les syndicalistes cheminots un peu plus tard dans la matinée.


La visite s’est ensuite prolongée au cœur des locaux du centre de formation où l’on y découvre un simulateur de conduite ultra performant, l’un des trois modèles existant en France à la SNCF. C’est aussi l’occasion de rencontrer de jeunes cheminots en devenir dont deux calaisiens visiblement très heureux de rencontrer un élu du pays.


La matinée se termine par une rencontre avec des syndicalistes de la C.G.T où chacun attire l’attention du député sur les projets préoccupants et néfastes pour l’avenir du service public ferroviaire. Les doléances entendus et les syndicalistes convaincus du travail acharné du groupe de la Gauche Unitaire Européenne au sein de l’hémicycle strasbourgeois pour justement s’opposer avec force et convictions à cela, Jacky Hénin part ensuite à la rencontre d’autres syndicalistes tout aussi inquiets, les syndicalistes de la Poste.


Syndicalistes à la C.G.T, à F.O ou à la CFTC, tous tirent la sonnette d’alarme et font un état des lieux détaillé de la casse minutieuse et parfaitement réglée du service public postal insistant sur le caractère pervers de celle-ci. En effet en divisant le groupe par branches, il s’agit concrètement de casser toute cohésion au sein de l’entreprise publique et donc de diviser le salariat pour casser toute dynamique de résistance. C’est dans le même temps faire en sorte que l’emploi contractuel devienne majoritaire et mettre en place des pratiques de management tirées du privé pour s’inscrire dans une logique purement marchande. On dénature totalement le statut du postier qui ne travaille en réalité déjà plus actuellement dans le cadre d’un service public. C’est par étape que la Poste perd ce statut pourtant dernier grand service public, très apprécié d’ailleurs de nos concitoyens. Nos amis syndicalistes ont souligné le travail remarquable et remarqué des communistes à leurs côtés à l’image de l’investissement de Jean Claude Danglot dans le collectif départemental de défense de la Poste.


Le prochain rendez-vous pour notre député européen sera à Billy-Montigny sur la thématique de la santé et du devenir de l’hôpital public bien malmené lui aussi par le gouvernement Sarkozy et les directives européennes.

 

G.S