Quatre semaines durant lesquelles l'ensemble des acteurs de la vie du lycée (enseignants, élèves, parents...) se sont mobilisés pour s'opposer aux prévisions du
rectorat pour la rentrée prochaine. Avec 6 suppressions de postes, la suppression de la filière littéraire, d'une section de terminale scientifique et d'une section de science et technologie de
gestion, c'est l'existence même de ce lycée de proximité et à taille humaine qui était remise en question.Ce lycée est d'une importance décisive dans un canton populaire comme le notre. Il a permis à de nombreux jeunes depuis quarante ans de devenir enseignant, avocat, médecin, kiné... C'est donc dans la bataille quotidienne pour l'émancipation de la jeunesse et au nom de l'égalité territoriale que les élus communistes de la section (notamment Cathy Poly Apourceau et Guillaume Sayon) ont apporté leur soutien plein et entier aux acteurs de cette lutte.
Après une occupation nocturne de l'établissement et de nombreuses actions visibles (manifestations à Avion, Paris et Lille, barbecues, réunions d'information, conseils municipaux extraodinaires...) le rectorat s'est décidé enfin à discuter sérieusement des propositions concrètes et réalistes pour sauver les postes et péréniser l'existence du lycée. Le résultat est à la hauteur des espérances puisque plus de la moitié des postes sont rendus, les filières sauvegardées et une table ronde sur la question de la création de nouvelles options acceptée.
C'est donc une belle victoire qui récompense une lutte difficile, mais une lutte réfléchie, organisée et pleine de maturité. Soulignons d'ailleurs le rôle décisif des jeunes de la Jeunesse Communiste qui, par leur expérience et leur sens de l'organisation, ont encadré le mouvement durant toute son existence.
Les communistes ont donc toute leur place dans ces combats pour une éducation digne et de qualité, pour la défense d'un véritable service public offrant de réelles opportunités aux jeunes générations de se former, d'aiguiser l'esprit critique pour mieux appréhender le monde dans lequel nous vivons, pour mieux appréhender notre passé, notre présent et notre avenir.
Restons cependant vigilant et actif puisque les premières annonces de réformes de l'éducation nationale lancées par le gouvernement nous laissent présager des années difficiles.
G.S
Décidément pas un jour sans que l’actualité rappelle
l’école aux bons souvenirs du gouvernement et du pays ; ça bouge, ça grogne, ça lutte aux quatre coins de l’hexagone.
Le début du
mois d’Avril est encore une fois pour les lycéens de Picasso le moment d’être créatif et de mettre sur pieds des actions à la fois fortes et symboliques pour se faire entendre d’une force
publique qui méprise totalement le mouvement social et toute forme de démocratie locale.
Le Jeudi 5 Février 2009,
professeurs, élèves, parents et élus étaient rassemblés devant le lycée Pablo Picasso sous les flashs de la presse régionale pour donner un départ symbolique à une lutte unitaire pour s'opposer
non seulement au démantèlement de l'éducation nationale au travers de la réforme Darcos, qui plus qu'un plan de dégraissage des effectifs de l'éducation nationale est un projet de civilisation
extrêmement dangereux, mais aussi pour dénoncer la menace d'une suppression de 5 à 9 postes d'enseignants rien que sur le lycée général. C'est l'avenir même du lycée et donc de la jeunesse
avionnaise et méricourtoise qui est en péril. 5 postes sur un lycée comme le lycée Pablo Picasso, c'est à coup sûr l'avenir même de la structure qui est mise en danger.
proximité de l'établissement et par sa taille à dimension humaine, de s'engager dans
des projets de carrière et de vie qui leur a offert non seulement l'opportunité de gravir un à un les barreaux de l'échelle sociale, mais aussi et surtout et n'est ce pas la la mission première
de l'école, d'accéder à l'émancipation intellectuelle, sociale et culturelle.
Tronc commun, suppression de l’histoire-géo et des maths en première… Le projet de Xavier Darcos, révélé par la presse, suscite la polémique. Le Snes-FSU a annoncé qu’il
se retirait de la discussion, exigeant le maintien de la voie technologique et refusant la réduction des horaires des lycéens.







