ce vendredi 04 décembre 2009, Lens était à la fête.
Frédéric Mitterrand, ministre de la culture, entouré du tout puissant Daniel Percheron, président du conseil régional, du très pompeux Jack Lang, Vice-Président du Conseil régional et
ex ministre de la culture et de l'éducation, de Guy Delcourt, maire de Lens et de toute la grande lignée socialiste régionale a posé la première première de ce que sera dans quelques mois le
Louvre II.
Nous avons eu l'occasion de nous exprimer à maintes reprises sur ce dossier du Louvre mais nous ne pouvions guère échapper à cet instant dit-on historique. Suite à la création d'un collectif
local regroupant diverses structures politiques et syndicales,rendez-vous était donné au pont césarine de Lens pour faire entendre notre version des faits. Le Louvre oui, mais pas financé par les
impôts nordistes.
En effet, faut-il encore le noter, le Louvre II, musée d'envergure nationale voire internationale aurait dû en toute logique être financé par l'Etat. La logique
n'est visiblement pas la même au pays des libéraux de l'extrême. Dès l'annonce du projet, les choses sont claires. Il est judicieux d'installer le Louvre deuxième du nom au coeur de l'ex bassin
minier, sinistré culturellement mais pour ce faire, la population du Nord de la France devra accepter l'effort de guerre. Il sera payé avec leurs impôts. La Région ,le département, les communes
et les agglomérations devront intégrer dans leurs politiques le financement de la structure.
C'est sans résistance ou presque que les grands patrons politiques régionaux ont répondu par la positive. C'était mal connaitre les élus et militants communistes du Nord Pas-de-Calais qui,
après avoir bien étudié le dossier, ont mené l'offensive pour changer les règles du jeu. Cependant, que faire lorsque que le PS hégémonique n'entre pas dans la bataille à nos côtés.
Vendredi nous avons donc montré une fois encore, que même en étant en minorité sur ce
dossier, il n'y a rien de plus important à nos yeux que la défense de notre région et de sa population. La pression fiscale s'est fortement accrue ces dernières années, sans surprise.
On peut évoquer le pragmatisme mais tout de même. Etre pragmatique ne veut pas dire piétiner ses convictions et dire amen à tout et son contraire.
C'est cela qu'on pu rappeler Jean Michel Humez, conseiller municipal de Lens et secrétaire de la section PCF de Lens et Georges Gastaud, responsable national du PRCF dans de courtes mais
riches interventions.
Qui a dit que la culture n'avait pas de prix ?!
G.S
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Ce mardi 10 Novembre à la fédération PCF du
Pas-de-Calais, des représentants politiques et syndicaux du bassin lensois s'étaient donnés rendez-vous pour créer un collectif chargé d'établir un accueil chaleureux à Frédéric Mitterrand,
ministre de la culture et de la peoplerie, qui se rendra à Lens le 4 décembre, jour plus que symbolique dans notre région, pour évoquer le dossier du Louvre II, en lieu et place de Nicolas Sarkozy
annoncé pourtant plus tôt.
Malgré les
promesses de la Ministre d’y regarder de plus près, la réforme des annexes 8 et 10, dite des « intermittents », poursuit son laminage des artistes et techniciens du spectacle. Les
annonces, les coupes sombres dans le budget de la culture mettent en danger d’existence de nombreuses compagnies et, comme elles, les institutions sont souvent contraintes de réduire leurs
« marges artistiques ». Une « réforme nouvelle », le numéro d’objet, tend à exclure tout ce qui est action culturelle du champ artistique, obligeant les artistes à tendre la
sébille à chaque nouveau projet.







