Logement...

Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 12:54
En France, les expulsions de logement sont en hausse constante. Plus de 100 000 jugements d’expulsion sont rendus chaque année, plongeant les victimes dans l’angoisse et le sentiment d’échec, jetant souvent dans la rue et la précarité des salariés modestes, des familles avec enfants, des personnes âgées, des travailleurs privés d’emploi…

Tandis que le pouvoir d’achat est en berne, que les allocations logements sont en baisse depuis 2002, jamais l’immobilier, le foncier, les loyers, les charges et la part du budget que les ménages consacrent pour se loger, n’ont été aussi élevés.

La crise sociale est là, les licenciements massifs et l’augmentation vertigineuse du nombre de chômeurs jettent les salariés dans l’endettement et vont multiplier les expulsions. Ce n’est pas un hasard si la moitié des français craignent, pour eux ou un de leur proche, de perdre leur logement. Le désespoir frappe à la porte au point que l’on a vu des locataires attenter à leurs jours plutôt que de perdre leur logement.

L’offre de logements sociaux est en baisse. La chute du budget logement (- 7% en 2009) et la loi Boutin vont aggraver la situation des demandeurs, des mal-logés, des locataires et des accédants à la propriété. La Loi Boutin réduit par trois les délais d’expulsion, accélérant les procédures. Dans ces conditions, comment croire que de véritables solutions de relogement, et non pas d’hébergement, seront trouvées pour toutes celles et ceux qui seront mis à la porte de leur logement ?

Le gouvernement refuse toujours d’appliquer la loi de réquisition, alors que le nombre de logements vacants est en hausse. Des maires prennent leurs responsabilités et commencent à l’appliquer et à prendre des arrêtés anti-expulsion.

► Le Gouvernement doit sans délai prononcer un moratoire sur les expulsions de logement jusqu’à la fin de la crise et la mise en œuvre d’une politique permettant de satisfaire pleinement le droit au logement pour tous, avec les moyens financiers correspondants.

► Nous appelons partout en France à la création de réseaux « STOP aux expulsions de logement » et à la mobilisation concrète pour que nos voisins, nos camarades de travail, nos amis, nos proches, ou les familles des écoles de nos enfants ne soient pas jetées à la rue ou contraintes par la peur d’abandonner leur logement.

► Nous encourageons toutes les personnes visées par une procédure d’expulsion à ne pas rester isolées, à en parler autour d’elles, à leurs voisins, dans les établissements scolaires de leurs enfants et à contacter le réseau « STOP aux expulsions de logement » le plus proche.
L’expulsion sans un véritable relogement est une violence sociale et une injustice indigne de notre République.


Premiers signataires : CNL, CSF, DAL, AC !, ACDL, APEIS, ATTAC, Bagagérue, FSU, Jeudi noir, LDH, SAF, SM, SNES, Solidaire, STOP précarité… Avec le soutien de PG, PCF, NPA, les Verts
Par Guillaume SAYON - Publié dans : Logement... - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /2008 16:42

Mme Boutin, Ministre du logement et de la ville, présentera lundi 28 juillet son projet de loi dit « Plan d’actions pour l’accès au logement ».


Ce projet autoritaire est loin de répondre aux enjeux de la crise du logement que connait notre pays. Autoritaire à l’égard des bailleurs comme des locataires, autoritaire également à l’égard des collectivités locales qui voient leur rôle une fois de plus restreint.


Face aux besoins immenses en matière de logement, Mme Boutin fait primer la rentabilité du secteur privé sur l’intérêt général. Elle veut imposer un nouveau désengagement de l’Etat. Ainsi le budget du logement sera réduit de 6,9% en 2009. De surcroit, aucune disposition n’est formulée en faveur du pouvoir d’achat des locataires du privé comme du public pour limiter la hausse des loyers.


Un projet de loi dur à l’égard du secteur public du logement mais toujours plus attentionné pour le secteur privé de l’immobilier. Aucune leçon n’est tirée de la crise des « subprimes », hors du culte ultra-libéral du « tous propriétaires », point de salut.


C’est la condamnation à court terme de la mixité sociale. Au nom de la mobilité dans le parc de logements, c’est le développement de la précarité locative pour les locataires solvables au travers de la baisse des plafonds de ressources et des contrats à durée limitée de trois ans non renouvelable, les surloyers pour les familles les moins en difficultés.


La chasse à la sous-occupation sans tenir compte des histoires humaines, la réduction du délai d’expulsion à un an sans tenir compte de l’inadaptation de la construction de logements sociaux ou encore la disparition du droit au maintien dans les lieux font de ce projet un travail de destruction du secteur public du logement social dépourvu d’efficacité et d’humanité.


Pire, la mobilisation des fonds de l’ANRY, de Anah, du 1%, du FISAC, de l’EPARECA en faveur de 100 à 150 quartiers de 100 communes oppose la requalification des quartiers anciens dégradés aux projets actuels qui manquent déjà tant de moyens.


En 2006, la présence de l’Abbé Pierre dans l’hémicycle avait fait reculer les députés les plus libéraux. Qu’en sera-t-il en décembre prochain, lors du vote de la loi ? Alors qu’il faudrait porter à 30% la part de logement sociaux, dans toutes les villes, c’est l’article 55 de la loi SRU qui est directement menacé d’extinction. Ainsi l’accession sociale à la propriété sera comptabilisée afin d’éviter les amendes aux maires récalcitrants tout en leur premettant de s’exonérer de construire des logements sociaux.


La mobilisation doit s’organiser et grandir d’ici à décembre. C’est dans cet esprit que le PCF compte co-organiser avec toutes les forces et acteurs du logement public la prochaine édition des Etats Généraux du logement et de la ville le 8 novembre prochain à Paris. C’est dans ce cadre que nous souhaitons le plus largement possible continuer de porter l’exigence de la création d’un grand service public du logement et de la ville décentralisé et un budget national à la hauteur des enjeux actuels.

Par Guillaume SAYON - Publié dans : Logement...
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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /2008 15:22

Nous vous proposons d’agir ensemble pour exiger la création d’un grand service public du logement et de l’habitat, capable de relever le défi d’un logement de qualité pour chacun dans notre pays.


- Créer une véritable sécurité sociale du logement, qui assure le droit à disposer d’un toit tout au long de la vie, de l’enfance au troisième âge. Il s’agit également d’interdire les expulsions pour cause de difficultés économiques et sociales et d’accompagner les familles en difficulté d’une aide nécessaire au maintien dans le logement. D’une façon générale, les aides au logement doivent être revalorisées. L’augmentation des loyers est encadrée tant dans le parc privé que public. Dans un premier temps, elle est gelée. Les Offices HLM perçoivent une compensation.


- Mobiliser des moyens exceptionnels pour accroître une offre de logements diversifiés. Il s’agit de développer le secteur public, en construisant 600 000 logements à des loyers accessibles dans les cinq ans. Il s’agit également de rénover, réhabiliter, requalifier tous les quartiers qui en ont besoin. L’offre sociale doit aussi commencer dans le secteur locatif privé, par des incitations. Il faut rétablir une aide à la pierre de haut niveau.


- Assurer un financement de haut niveau, par une meilleure répartitiondes richesses, et pour commencer créer un pôle public financier et foncier, mutualiser les crédits d’État, notamment les fonds issus de la collecte du livret A : cela représente plus de 150 milliards d’euros, qui sont aujourd’hui largement détournés vers des circuits spéculatifs. Il est nécessaire de revaloriser la participation des employeurs, pour retrouver le taux du « 1% logement ». Enfin, il faut décourager la spéculation immobilière, en taxant les plus values.


- Ce service public serait également un outil efficace pour une nouvelle politique de la ville, qui doit permettre à chacun d’habiter où il le souhaite et à proximité de son travail. Il faut notamment en finir avec la politique de ségrégation urbaine, en imposant réellement à toutes les villes de se doter de 20% au moins de logements sociaux. Il s’agit également d’entrer dans une logique de revalorisation urbaine plutôt que d’expansion continue des villes, de mixité.


- Le service public du logement doit être ouvert à tous, sans condition de ressources, et met la participation de tous les acteurs du logement - en premier lieu les citoyens - au coeur de son fonctionnement pour définir et contrôler les politiques locales et nationales de l’habitat. Pas une opération de renouvellement urbain ne doit se faire sans l’accord des habitants.

Par Guillaume SAYON - Publié dans : Logement...
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